Pourquoi ?

interrogation

Tout est arrivé si vite.
On est Lundi.
Il est environ 12h40.
J’étais dans le bus en train de rentrer du boulot, j’étais près de la maison, à peine à un ou deux arrêt.
Le téléphone sonne et c’est Caro au bout du fil qui pleure et répète le prénom de notre deuxième chat : « chaussette, chaussette… ». J’arrive en courant depuis l’arrêt du bus, je comprend facilement ce qu’il s’est passé, la gorge me serre déjà mais cela me semble impossible. Je refuse d’y croire tant que je ne l’ai pas encore vu.
Lorsque j’arrive devant notre fenêtre Caro l’a déjà ramassé, il est couché, il y a pas mal de sang, et même si son corps est encore chaud… c’est fini : La voiture qui l’a percuté juste devant chez nous lui a ôté la vie brièvement et sèchement. Il est clair qu’il n’a pas souffert.

Lui… oui….il n’a pas souffert. Par contre je n’aurais jamais cru que l’histoire pouvait se répéter.
Quand j’avais écrit ce billet en 2005 j’étais persuadé que l’accident était la faute à « pas de chance », que ça ne se reproduirait plus, que maintenant Chaussette (ainsi que Noune) était débrouillard(e) et qu’il(elle) était prudent(e)…

On croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres…

Dans ce genre de moment on se pose plein de questions, et si il avait bien regardé avant de traverser, et si c’était pas un abruti qui a du rouler comme un con sans regarder, et si c’était pas un peu des deux…..et si… et si….
Avec des « et si » on referait le monde.

Peut être vous qui êtes en train de lire ce billet, vous vous demandez si…. pour un simple chat… il y a lieu de s’effondrer, de se laisser gagner par autant d’émotion ? Oui c’est sûr ce n’est qu’un chat, du moins… c’était un chat. Mais le lien que peut avoir un animal avec ses maîtres restent inexplicable pour ceux qui ne l’ont jamais vécu. Et puis merde, j’ai pas envie de me justifier, aujourd’hui j’utilise ce billet pour l’annoncer à mes proches sans avoir à me répéter, j’utilise aussi ce billet pour sortir tout ce que j’ai à sortir et j’en ai rien à foutre si l’on me juge trop sensible.

Qui peut se permettre de juger la douleur ou la souffrance d’un autre ?

Oui je sais j’ai l’air en colère, c’est un peu le cas, j’ai vraiment du mal à réaliser que cela nous arrive encore à nous. Remarque… chez mes parents pas mal de chats se sont fait écrasés aussi. C’est le prix à payer pour leur laisser leur liberté, leur indépendance.

C’est pour Caro que ça va être encore plus dur, même si là comme ça, j’ai bien le moral dans les talons. Ils avaient tout les deux un lien très fort et Chaussette avait choisi Caro comme repère dans la maison. Le vide va être dur à combler. Heureusement l’appart n’est pas vide, Noune (Nana) notre première bête de la SPA comprend que nous sommes affectés, son comportement est assez incroyable, je n’aurais jamais cru autant d’empathie de sa part.

Quand je repense qu’à 14 heures je suis reparti travailler… Tout s’est passé tellement vite. On a décidé de l’amener au véto comme pour Chat-chat pour le faire incinérer, on s’est décidé rapidement, on l’a amené rapidement, la véto nous l’a pris des bras pour en finir mais tout s’est passé tellement vite. En deux heures il était sorti de notre vie, rayé de la carte, avec juste des souvenirs et des photos en guise de trace.

Je crois que c’est ça le plus perturbant dans tout ça, c’est l’accident. La violence, le choc, la brutalité d’un changement soudain…et surtout inattendu. C’est pour ça que le titre du billet est «Pourquoi ? » Pourquoi nous quoi ? Pourquoi encore ?

En y réfléchissant bien cet appart n’est peut être super pour nos animaux, cette route doit y être pour quelque chose. Ou alors les gens en bagnole sont vraiment cons, il est midi, ils sont pressés, ils roulent comme des cons…Il doit y avoir un peu de ça aussi… Faudra peut être songer à déménager, je pourrai pas supporter que Noune est un accident désormais.

La chose qui me console dans tout ça c’est de me dire que ce chat aura eu une belle vie, il est née chez nous, il a eu de l’amour, il en a donné, il a eu sa liberté, il a eu la belle vie de chat quoi… et puis ça c’est juste arrêté d’un coup. C’est pas comme s’il avait souffert avant.

Le problème c’est ceux qui restent comme des cons, qui s’étaient habitué à sa présence à son affection. Je ne sais pas comment finir ce billet, je crois que je pourrais ne jamais le finir et parler sans cesse. Donc vous l’avez compris notre moral n’est pas du tout au beau fixe, ne nous en voulez pas si ne nous sommes pas très bavard, il nous faut juste un peu de temps maintenant.

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